Label RFAR : démarche, critères et préparation avec Impact³

21 décembre 2023
-
13 minutes de lecture

La rédaction Swott · Mis à jour le

Le dossier peut être bien présenté et les pratiques encore fragiles. À l’inverse, une équipe peut avoir engagé des progrès réels sans savoir les démontrer. Préparer le label RFAR consiste à rapprocher les engagements, le fonctionnement quotidien et les preuves disponibles.

L’essentiel à retenir

Le label Relations fournisseurs et achats responsables, ou RFAR, reconnaît une démarche d’achats responsables et de relations fournisseurs équilibrées. La candidature est volontaire et repose sur une évaluation. Il faut distinguer la signature de la charte RFAR, l’application des recommandations ISO 20400 et l’obtention du label.

Le guide gratuit associéUne ressource pour prolonger la lecture.
Comprendre en pratique

Comprendre, appliquer, vérifier

01

Engager

Définir le sens et le périmètre de la démarche.

02

Diagnostiquer

Identifier acquis, écarts et preuves.

03

Progresser

Déployer les actions avec les équipes.

04

Évaluer

Préparer la candidature et les revues.

Parcours pédagogique Swott. Une démarche de progrès se juge sur les pratiques et les preuves, dans son périmètre.
01 / Référentiels et achats responsables

Charte RFAR, ISO 20400 et label : comment les distinguer ?

La charte formalise des engagements. ISO 20400 apporte des lignes directrices sur les achats responsables. Le label constitue une reconnaissance attribuée à l’issue d’une démarche d’évaluation. Signer la charte ne signifie donc pas que l’organisation est déjà labellisée.

Le Médiateur des entreprises présente le label comme une démarche volontaire, accessible aux organisations publiques et privées. Il est attribué pour trois ans sous réserve de vérifications annuelles sur les critères majeurs. La page officielle de candidature décrit les conditions et les documents à utiliser.

Dans les communications internes et commerciales, mentionnez le statut réel : signataire, candidat ou labellisé, avec le périmètre correspondant. Cette précision évite de promettre une reconnaissance qui n’a pas encore été obtenue.

02 / Référentiels et achats responsables

Ce que la préparation doit rendre visible

Le référentiel actuel s’organise en quatre axes et treize critères. Il couvre la gouvernance et la stratégie, leur traduction dans le processus Achats, la qualité de la relation fournisseur et les impacts sur l’écosystème. Consultez les documents officiels à jour pour le détail.

La préparation opérationnelle consiste à montrer comment les décisions se prennent et comment les écarts sont traités. Une politique ne suffit pas si les objectifs, les responsabilités et les moyens ne sont pas reliés.

Choisissez des situations concrètes : une consultation, une revue fournisseur, un désaccord ou une décision de coût complet. Elles permettent de vérifier si les engagements influencent réellement les pratiques.

03 / Référentiels et achats responsables

Organiser un diagnostic utile

Exemples de questions préparatoires
Champ de travailQuestionÉlément à examiner
GouvernanceQui arbitre les priorités et suit les résultats ?Décisions, responsabilités et revues.
ProcessusComment les enjeux se traduisent-ils dans les consultations ?Dossiers, analyses et justifications.
RelationComment écoute-t-on et traite-t-on les difficultés ?Retours fournisseurs, incidents et actions.
Coût completQuels effets sont intégrés au choix ?Hypothèses, scénarios et résultats.

Cette trame pédagogique ne remplace pas le questionnaire officiel. Elle prépare les équipes à rechercher des preuves de fonctionnement plutôt qu’à accumuler des documents de principe.

04 / Référentiels et achats responsables

Construire un plan de progrès réaliste

Pour chaque écart, définissez une action, un responsable, une échéance et la preuve attendue. Distinguez les changements de processus, les compétences à renforcer et les problèmes de données. Ils ne se résolvent pas avec les mêmes moyens.

Prévoyez du temps pour le déploiement. Une procédure publiée la veille d’une évaluation ne démontre pas à elle seule son appropriation. Les retours des utilisateurs et des fournisseurs aident à repérer ce qui reste ambigu.

La direction doit arbitrer les ressources et les contradictions. Demander une relation équilibrée tout en maintenant des objectifs incompatibles ou des circuits de traitement défaillants limite la portée de l’engagement.

05 / Référentiels et achats responsables

Comprendre les étapes de candidature

Le parcours officiel prévoit notamment la signature de la charte, la définition du périmètre, la candidature, puis une évaluation par un organisme agréé. L’auto-évaluation proposée est un outil facultatif. L’évaluation est à la charge de l’organisation candidate ; le dossier comprend notamment un plan d’action pluriannuel.

Utilisez les documents et la liste des évaluateurs disponibles sur le site du Médiateur au moment de la démarche. Le délai et le coût dépendent du périmètre et de la situation : une durée universelle ou un tarif standard ne serait pas pertinent.

Conservez la distinction entre accompagnement et décision de labellisation. Un conseil peut aider à préparer les pratiques et les preuves ; il ne peut pas garantir l’attribution du label.

06 / Référentiels et achats responsables

Exemple : traiter les irritants de facturation

Exemple pédagogique : des fournisseurs signalent des factures bloquées parce que les réceptions sont validées tardivement. L’organisation pourrait simplement rappeler sa politique. Une action plus utile examine le circuit, les causes de blocage et les responsabilités.

Le plan clarifie les informations attendues, les délais internes de traitement, le suivi des exceptions et les interlocuteurs. Les équipes Achats, finance et métiers vérifient ensemble les résultats et les retours fournisseurs.

Les preuves portent sur la résolution et la prévention des difficultés. Une baisse des réclamations n’est interprétable que si les fournisseurs disposent encore d’un canal accessible pour les exprimer.

07 / Référentiels et achats responsables

Articuler RFAR et Impact³ sans confondre les rôles

Impact³ aide à structurer la maturité, la stratégie, l’organisation et les projets Achats. Cette méthode peut soutenir le déploiement d’un plan de progrès RFAR : priorités claires, projets interdisciplinaires et résultats suivis.

Les scénarios sont examinés selon l’économie, le risque supply chain, la RSE et les parties prenantes. Les relations fournisseurs prennent ainsi leur place dans la recherche de triple performance économique, sociale et environnementale.

Le label conserve son propre référentiel et sa propre évaluation. Le guide de stratégie Achats responsables aide à préparer la démarche de fond ; le site officiel reste la référence pour la candidature.

Questions fréquentes

Signer la charte suffit-il pour obtenir le label RFAR ?

Non. La signature est une étape distincte de la candidature et de l’évaluation nécessaires à l’attribution du label.

Quelle est la durée du label RFAR ?

Le dispositif officiel prévoit trois ans, sous réserve de vérifications annuelles sur les critères majeurs.

Le label RFAR est-il une certification ISO 20400 ?

Le label s’appuie sur les recommandations ISO 20400, mais il constitue son propre dispositif de reconnaissance. ISO 20400 est une norme de lignes directrices.

Peut-on garantir l’obtention du label ?

Non. Elle dépend de l’évaluation et de la décision du dispositif de labellisation. Un accompagnement prépare les pratiques et les preuves.

Publié le 21 décembre 2023
-
mis à jour le 28 septembre 2026

Télécharger gratuitement le Petit Guide de la RSE

Télécharger

Cette formation pourrait vous intéresser

Impact³ Black Belt · Maîtriser la performance Achats augmentée

Découvrir