Rendre le calcul lisible.
Conserver les valeurs, leurs dates, la formule et les hypothèses. Signaler les données provisoires, les bases révisées et toute différence entre la série suivie et celle du contrat.
Impact³ × Cortex·Index Hub
Toutes les études de cas ↗Cas réel anonymisé · Noms et chiffres reconstitués
Un transporteur annonce +8 %. L’acheteur rapproche la demande du contrat, des indices et de ce qui est déjà facturé. Avec l’Index Hub et Cortex, il prépare un calcul explicable et une réponse argumentée.
Le contrat. Les indices. La réponse.
Impact³ × Cortex · Index HubSituation métier réelle, anonymisée à partir de l’expérience Swott. Omnerys Group et Asteron Transports sont des noms de démonstration ; les montants et les valeurs ci-dessous sont reconstitués. Aucun gain client réalisé n’est revendiqué.
Vérifier une hausse de prix fournisseur avec l’IA
La question de l’acheteur : quelle part de la demande s’explique par les clauses du contrat et les coûts réellement concernés ?
Pour analyser une hausse fournisseur, il faut identifier la formule de révision, les postes déjà indexés, les valeurs de référence et les dates prévues au contrat. L’IA aide à réunir les éléments et à préparer la réponse. Le calcul doit rester vérifiable et la décision appartient à l’acheteur.
Dans la reconstitution, Asteron Transports annonce une hausse générale de 8 % pour la prochaine révision. L’acheteur ne dispose pas encore d’une décomposition reliant cette demande à la clause. Il repart des pièces : contrat, tarif de base, surcharge carburant et indices.
Le point à vérifierLe carburant fait déjà l’objet d’une surcharge mensuelle distincte. Il faut donc vérifier qu’il n’est pas compté une seconde fois dans la hausse annuelle du tarif de base.
Lire la méthode complète pour répondre à une hausse fournisseur ↗
La clause et ses avenants, les tarifs applicables, le courrier fournisseur, les factures et les références d’indices forment le dossier de départ.
Comparer une même prestation, une même période et une même assiette. Séparer le tarif de base de la surcharge carburant et des changements de volumes.
Identifier la série exacte, sa base, sa période et son statut. Une valeur révisée aujourd’hui n’est pas nécessairement celle que la clause impose à la date de révision.
L’Index Hub relie les séries suivies aux familles et aux fournisseurs. Cortex rapproche ces références du dossier, prépare le recalcul et explicite les points à confirmer.
Une hausse d’un cours de marché ne s’applique pas mécaniquement à la totalité d’un prix d’achat. Le poids de la matière, la devise, la période et les autres composantes doivent être examinés.
Le calcul, terme par terme
La clause reconstituée combine une part fixe de 15 %, une part coût du travail de 60 % et une part location de camions de 25 %. La surcharge carburant est traitée à part.
ICT représente l’indice du coût du travail et L l’indice de location de camions. P₀ est le tarif de base avant révision. Les pondérations totalisent 100 %. Pour cette illustration, l’assiette annuelle soumise à la formule est fixée à 39 300 000 € hors surcharge carburant, à volumes et périmètre constants.
| Composante | Poids | Valeur de base | Valeur comparée | Contribution au coefficient |
|---|---|---|---|---|
| Part fixe | 15 % | — | — | 0,150000 |
| Coût du travail | 60 % | 119,3 | 121,5 | 0,611065 |
| Location de camions | 25 % | 120,5 | 115,0 | 0,238589 |
| Coefficient total | 100 % | 0,999653755 | −0,0346 % | |
Le coût du travail progresse d’environ 1,84 % entre les deux valeurs du cas ; la location recule d’environ 4,56 %. Leurs effets pondérés se compensent presque entièrement. Appliquée à l’assiette illustrative, la formule donne une variation d’environ −13 607 € par an, contre +3 144 000 € demandés.
Autre hypothèse du brief : si la base de location retenue est 117,8 au lieu de 120,5, le coefficient devient 1,005122268, soit +0,5122 % et environ +201 305 €/an. L’écart avec la demande est alors de 2 942 695 €. Ces deux calculs illustrent la sensibilité à la base ; ils ne constituent pas une fourchette contractuelle validée.
Variation calculée du tarif de base
−0,0346 %−13 607 € / an sur l’assiette illustrative
Écart avec la hausse demandée
3 157 607 €à documenter et à discuter avec le fournisseur
Simulation du cas, à volumes constants. L’écart calculé n’est ni une économie négociée, ni un gain constaté en facturation. La base applicable doit être confirmée avant décision.
De l’analyse à la négociation
Le livrable utile est un dossier que l’acheteur peut relire, défendre et partager avec la Finance et les métiers.
Conserver les valeurs, leurs dates, la formule et les hypothèses. Signaler les données provisoires, les bases révisées et toute différence entre la série suivie et celle du contrat.
Mettre en discussion la hausse générale à partir du recalcul. Pour les coûts supplémentaires invoqués, demander leur nature, leur poids et leur traitement dans le contrat.
Examiner aussi les capacités, la qualité de service et les solutions alternatives. Une redistribution de volumes suppose de confirmer la capacité du second fournisseur et ses impacts.
Exemple éditorial sur le cas reconstitué. À adapter au contrat et aux échanges avant envoi.
Bonjour,
Nous avons examiné votre demande de hausse générale de 8 %. Sur les valeurs de la reconstitution et la base de location 120,5, le calcul de la formule annuelle aboutit à un coefficient de 0,999653755, soit une variation de −0,0346 % du tarif de base.
Le carburant étant traité par une surcharge mensuelle distincte dans ce scénario, nous souhaitons vérifier qu’il n’est pas intégré une seconde fois à la demande annuelle.
Merci de nous transmettre le détail des postes justifiant l’écart avec la formule, ainsi que les références, périodes et bases utilisées. Nous proposons de confirmer ensemble les valeurs applicables et le périmètre avant d’arrêter les conditions de révision.
Dans le parcours présenté, Cortex prépare aussi les éléments de la future clause « Prix et indexation ». L’acheteur et, selon l’enjeu, le juriste vérifient la série, la base, la périodicité, la règle de révision et le traitement des coûts déjà couverts.
Les bons repères pour chaque famille
Le film montre un dossier transport fondé sur des séries INSEE. La démarche s’étend aux références pertinentes pour vos achats : coûts, matières, énergie, fret et devises.
Le choix dépend de ce que vous achetez et de ce que prévoit votre contrat. Un indice de coût de transport, un cours de métal et un prix de fret n’ont pas le même périmètre. Il faut relier chaque référence au poste de coût concerné, puis appliquer son poids dans le prix.
Choisir une référence adaptée à l’activité et au véhicule. Distinguer les indices synthétiques avec ou sans carburant, les composantes de coûts et la surcharge déjà facturée. Un indice de marché n’est pas automatiquement la référence contractuelle.
Identifier le métal, la qualité, la devise, la période et la référence de prix. Pour un achat transformé, séparer le cours de la matière des primes, de la transformation et du transport.
Comparer des produits et échéances cohérents : pétrole, gaz ou électricité, prix spot ou à terme. Une variation ponctuelle ne représente pas nécessairement le coût couvert sur la période.
Vérifier la route, le type de conteneur, les dates et les surcharges incluses. Un indicateur global doit être rapproché du corridor et des conditions de la prestation achetée.
Préciser le produit, la zone, la qualité et le niveau de transformation. Utiliser une référence générale pour éclairer le marché, puis une référence adaptée au poste indexé.
Examiner la composante de main-d’œuvre et, si le contrat le prévoit, la conversion monétaire. Conserver la date, la moyenne ou le taux retenu et éviter de compter deux fois le même effet.
Ces noms désignent des références à sélectionner selon le dossier, pas une liste de connecteurs automatiques inclus. Le suivi automatisé montré dans le film concerne l’INSEE. Pour les autres sources, l’accès, la fréquence, le mode d’intégration et les droits d’usage sont à définir avec Swott et le fournisseur de données.
La méthode Impact³
Une négociation engage aussi la continuité d’approvisionnement, les conditions d’exécution et les impacts du transport. La méthode Impact³ relie la performance économique, les risques, la RSE et les attentes des parties prenantes.
Documenter les hypothèses, les alternatives, les capacités et les effets sur le service. Qualifier l’écart de prix sans l’enregistrer comme une économie acquise.
Conserver les conditions retenues, les indices et les règles applicables. Valider le périmètre de mesure avec la Finance.
Vérifier l’application sur les factures et distinguer les effets prix, volumes et mix. Suivre aussi les incidents de service et les impacts environnementaux avec des données adaptées.
Questions sur les hausses fournisseurs
Rapprochez la demande du contrat, de la formule de révision et des coûts concernés. Vérifiez les bases, les périodes, les pondérations et les surcharges déjà appliquées. Demandez une décomposition pour tout écart non expliqué, puis examinez la position avec les interlocuteurs concernés.
Les références ne couvrent pas nécessairement les mêmes coûts ni le même périmètre. Le CNR publie notamment des indices de coûts du transport routier ; l’INSEE propose différentes séries de prix et de coûts. Il faut retenir la référence prévue au contrat et vérifier sa pertinence pour la prestation.
Identifiez la référence de métal, la devise et la période, puis la part de matière réellement concernée. Isolez les primes, la transformation, le transport et les autres coûts. La variation du cours LME ne s’applique pas automatiquement à l’intégralité du prix de la pièce.
Une série peut publier des valeurs provisoires puis révisées. Selon la clause, il peut être nécessaire de retrouver la valeur publiée à une date précise. Il faut aussi vérifier la base de la série et son éventuelle correction des variations saisonnières avant de l’utiliser dans une formule.
Non. Il décrit un cas réel anonymisé avec des noms et chiffres reconstitués. Les quelque 3 M€ représentent un écart calculé entre la demande et les hypothèses de révision. Une économie réalisée exige un accord, une base de comparaison validée et un contrôle des factures et des volumes.
La vidéo démontre le suivi des séries INSEE. Pour CNR, LME et les autres références, les modalités d’accès et d’intégration doivent être définies selon les sources et les droits d’usage. Cette page ne promet pas un accès automatique universel.
Une demande de hausse, la clause et ses avenants, le tarif de base, le détail des surcharges, les références d’indices et les périodes de comparaison. Un dossier anonymisé ou un jeu de démonstration peut servir de point de départ.
Source du cas : expérience métier Swott confirmée par Guillaume Gourmelon ; reconstitution d’après le brief Index Hub du 1er novembre 2026. Calculs refaits pour cette page le 6 novembre 2026. Rédaction : Swott.
Références publiques : CNR : pondérations des indices de coûts du transport routier ; LME : références de prix et accès aux données ; INSEE : exemple de série gazole. Les valeurs reconstituées de la démonstration ne sont pas des cotations actuelles.
Votre prochain dossier fournisseur
Transport, métaux, énergie, services : partons de votre clause et de vos références de marché pour vous montrer comment Impact³ × Cortex peut préparer l’analyse.